“Oh papa Giscard !”

Encre bleue sur papier à lettre
Taille : 21 / 19,7 cm

Dessin daté après coup à l’hiver 1975, entre janvier et mars.

A l’époque, je faisais encore de la poilitique mon activité principale, Valery Giscard d’Estaing (quel nom !) était président de la république française depuis un an et j’étais encore membre du parti communiste, pour quelques mois.

Le texte accompagnant le dessin est le suivant :
“Oh papa giscard guide ton peuple ému !...
car la grenouille créa l’home à son image”.
Sur le dessin, Giscard ressemble à une grenouille
(ou l’inverse).

Au moment où j’écris ces lignes, je découvre le “discours sur la servitude volontaire” de la Boétie.
Sans que je sache vraiment formuler une explication pour ce dessin réalisé il y a plus de 30 ans, je dois dire que malgré mes convictions apparemment totalitaires de l’époque, je detestais toutes les tyrannies et j’étais travaillé par cette question ; comment les tyrans s’appuient-ils sur les peuples qu’ils oppriment...
C’était l’époque ou les américains perdaient la guerre au Vietnam - j’ai fait du porte à porte, d’appartement en appartement pour récolter de l’argent et aider les “camarades vietnamiens” (et ça marchait !). Cette année là le vieux et sanglant dictateur espagnol Franco mourant allait faire assassiner au garrot des opposants. Le Portugal venait tout juste de se libérer de la dictature fasciste.

Gorbatchev, l’artisan de la “glasnot” puis malgré lui de l’effondrement de l’Unon soviétique, venait d’arriver au pouvoir.